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⚡Guerres à l’international : pourquoi FO refuse le confort du silence

  • Photo du rédacteur: Force Ouvrière Sarthe
    Force Ouvrière Sarthe
  • il y a 5 jours
  • 4 min de lecture

On aimerait croire que la guerre est une affaire “loin de nous”. Jusqu’au jour où elle frappe ce que le syndicalisme défend, partout et toujours : la vie, la dignité, la liberté syndicale, le droit de travailler et de vivre sans peur.


Dans le fracas des armes, une tentation revient comme une rengaine : ne pas se prononcer. 


Sauf que, pour un syndicat, l’aphonie n’est pas une posture neutre.

Elie Wiesel l’a dit avec une clarté terrible : « Neutrality helps the oppressor, never the victim. Silence encourages the tormentor, never the tormented. »  Autrement dit :


lorsque des vies et des droits basculent, se taire, c’est laisser l’inacceptable s’installer.

Une ligne FO : le droit international, la paix, et des syndicats libres.


FO n’est pas un parti. 

FO est un syndicat indépendant. 


Mais cette indépendance n’a jamais signifié l’indifférence : elle oblige au contraire à regarder le monde en face, du point de vue des travailleurs.


Ukraine, Russie : solidarité sans détour, paix sans naïveté


Dans son communiqué du 18 février 2025, FO réaffirme sa « pleine et entière solidarité » avec les travailleurs et syndicats en Ukraine, après trois années de guerre « menée par la Russie ». FO appelle à une solution pacifique dans le respect du droit international et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, et rappelle qu’un processus de paix ne peut se faire sans les peuples concernés. 


Surtout, FO refuse le piège qui consisterait à n’avoir qu’une compassion à sens unique : elle exprime aussi sa solidarité avec « les syndicalistes et les travailleurs au sein de la Fédération de Russie ou en exil » réprimés pour leur engagement pour la paix et leur solidarité avec l’Ukraine. 


Israël – Palestine : protéger les civils, exiger un cessez-le-feu


Dans son communiqué du 9 octobre 2023, FO appelle à ce que les violences cessent immédiatement et souligne que les principales victimes sont les populations civiles, les travailleurs et leurs familles. Elle demande un cessez-le-feu, l’arrêt des hostilités et des conditions de sécurité et d’accès aux besoins fondamentaux. 


FO réaffirme également, en juin 2025, son soutien aux travailleurs qui se mobilisent pour un cessez-le-feu à Gaza et l’accès à l’aide humanitaire. 


Venezuela : refuser la loi du plus fort, dénoncer les atteintes aux droits


Le 5 janvier 2026, FO condamne l’agression contre le Venezuela, rappelant que le droit international est précisément ce qui empêche « la loi du plus fort » — et que sa remise en cause mène à la multiplication des guerres, dont les travailleurs sont « les premières et principales victimes ». 


Dans le même texte, FO assume une condamnation « claire et sans équivoque » des atteintes aux droits de l’Homme et « en premier lieu à la liberté syndicale ». 

Iran : quand la répression vise aussi celles et ceux qui défendent les droits

La guerre et la violence ne portent pas toujours un uniforme : parfois, c’est la détention arbitraire et l’écrasement des libertés. En janvier 2025, FO appelle à la libération immédiate de Cécile Kohler et Jacques Paris, rappelant que l’OIT a « formellement exigé » leur libération. 


Haïti, Soudan, Mexique : élargir le regard, tenir la même boussole


Le monde du travail n’a pas de frontières, et les droits non plus.

En Haïti, une structure FO a dénoncé l’assassinat d’un jeune militant et rappelle l’attachement syndical à la défense de la démocratie et des droits humains élémentaires. 


Au Soudan (comme ailleurs), FO relaie les alertes internationales sur la répression des grèves et l’arrestation de dirigeants syndicaux : quand le droit de grève devient un motif d’emprisonnement, c’est l’idée même de justice sociale qui recule. 


Au Mexique, FO suit aussi la bataille des normes : la ratification des conventions de l’OIT, notamment sur la négociation collective, n’est pas un débat abstrait — c’est un verrou concret contre l’arbitraire et l’exploitation. 


L’OIT : la paix ne tient pas sans justice sociale


FO s’appuie sur un repère central : l’Organisation internationale du Travail. Son préambule le formule sans détour :

« une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale ». 

Et parce qu’elle est tripartite (gouvernements, employeurs, représentants des travailleurs), l’OIT donne une place institutionnelle à la voix syndicale pour bâtir des normes et les faire vivre. 


Léon Jouhaux : un Nobel de la paix, et une leçon d’aujourd’hui


Il y a, dans l’histoire de FO, un fil rouge qui ne s’est jamais rompu : celui du syndicalisme libre. Léon Jouhaux, prix Nobel de la paix 1951, l’a porté au plus haut niveau. Dans sa Conférence Nobel, il rappelle n’avoir jamais cessé de vouloir être

« l’interprète fidèle et le serviteur dévoué de l’idéal de paix et de justice »

des organisations syndicales. 

Et, au moment où sa distinction est annoncée, il demande qu’on souligne une chose : c’est « pour la première fois » que le Nobel de la paix est décerné à un « militant ouvrier ». 

Une phrase, souvent reprise dans les rangs de FO, résume cette ambition simple et immense : « L’union des travailleurs fera la paix du monde. » 


FO ne commente pas le monde pour le plaisir de commenter :


FO parle quand il le faut, parce que défendre les travailleurs, c’est aussi défendre la vie, la liberté et la justice — et parce que le silence, lui, ne protège jamais personne.


Liens des sources :

Ukraine (communiqué FO, 18 février 2025) :

Venezuela (communiqué FO, 5 janvier 2026) :

Israël–Palestine (communiqué FO, 9 octobre 2023) :

Gaza (FO, 11 juin 2025 – page qui annonce le soutien FO au cessez-le-feu et à l’accès à l’aide) :

Iran (FO 56, 29 janvier 2025 – “1000 jours”, mention de l’OIT) :

Haïti (UD FO 01, communiqué de soutien) :

Soudan (FO – article relayant les constats CSI sur la répression des grèves) :

Mexique (FO – OIT / convention 98) :

OIT – Constitution (préambule “paix… justice sociale”) :

FO – “L’OIT : des normes essentielles aux droits des travailleurs” :

Elie Wiesel – discours Nobel (citation sur neutralité et silence) :

Léon Jouhaux – Conférence Nobel :

Annonce Nobel Jouhaux (archive Le Monde, 1951) :

“L’union des travailleurs fera la paix du monde” (source Gallica) :

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