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⚕️SNMHFO | Communiqué de Presse : DECOUPAGE DES CHU FRANÇAIS, LE CHU DE NICE EN POINTE

  • Photo du rédacteur: Force Ouvrière Sarthe
    Force Ouvrière Sarthe
  • il y a 2 heures
  • 4 min de lecture

Nice le 8 mars 2026,


La presse se fait l'écho d'une violence dans la gestion des personnels médicaux et non médicaux, au CHU de Nice.

Les médecins, les représentants du personnel CGT & CFDT et la médecine du Travail ont alerté à de

nombreuses reprises. Une enquête judiciaire est en cours après que le Pr Thierry PICHE ait alerté le

Procureur de la république le 10 Décembre 2025 pour des faits qui pourraient constituer un délit de

harcèlement institutionnel. 


Des procédures pénales ont été déclenchées.
La direction est directement visée.

Le Syndicat National des Médecins Hospitaliers FO comme dans toute la France se tient aux cotés des

personnels pour leurs revendications.


Le SNMH-FO Syndicat National de médecins - s'oppose au protocole de découpe de l'hôpital public,

conduisant inévitablement à une privatisation,

  • à une diminution de l'accès aux soins,

  • à des pertes d'emplois et à une dégradation majeure des conditions de travail,

  • au détriment, in fine, des patients.


Il y a des causes à tout cela :


50 années de politiques de destruction de la Sécurité Sociale et de "restructuration" ; des hôpitaux, commencées avec le Numérus Clausus, en 1971.


La politique des PFLSS (Projets de Loi de Financement de la Sécurité Sociale), depuis les ordonnances

Juppé de 1995, encamisole le fonctionnement dans une série d'enveloppes fermées mettant en concurrence les uns avec les autres.


La loi HPST (Hôpital, Patients, Santé, Territoires ou loi BACHELOT - 2009), avec la création des conseils

de surveillance vidés de leurs prérogatives décisionnaires ; des directions de soins ; des ARS, sortes de

préfectures sanitaires s'appuyant sur des pôles de gestion, loin des logiques médicales, nous ont conduit à ces situations que tous subissent.


Les directeurs généraux des CHU, appuyés sur des fusions et GHT, veulent désormais passer à l'autonomie budgétaire des pôles. Une quinzaine de pôles, par CHU, géreraient eux même leurs budgets.


Celui qui fermera le plus de lits aura le plus d’argent.

C’est parce qu’ils ont bien l’intention de ne pas donner le budget nécessaire au fonctionnement de l’ensemble qu’ils découpent. Cela a simplement à voir avec la disparition du service public. La division en quinze permet de nous affaiblir. Ajoutons à cela le Forfait Patient Urgence à 23 euros, le doublement des franchises médicales et toutes les mesures anti Fonction Publique Hospitalière et anti médicales du PLFSS et on change de système.


Les médecins chefs de ces pôles changeraient alors de métier et décideraient eux-mêmes, en dehors des cadres statutaires et légaux, de diminuer la masse salariale et donc l’accès aux soins pour tous avec un objectif de 1000 suppressions de postes.


Cette dérive anti-Service Public est organisée par les ARS et validée par le CNG (censé être le défenseur du statut).

Cela conduit immanquablement, comme le montre la situation niçoise, à des financements illégaux,

assimilables à de la corruption administrative, avec en particulier des primes substantielles versées aux chefs de pôles pour s'assurer de leur pleine et complète collaboration.


Ces primes peuvent s’élever à 20 ou 30 000 euros.

Les chefs de pôles perçoivent ces primes d’objectifs irrégulières en pleine connaissance du ministère de la santé, comme ce fut le cas au CH de Valencienne, en toute impunité. Diminuer la masse salariale, c’est le nouveau leitmotiv des Directeurs Généraux qui instrumentalisent des médecins pour leur laisser croire qu’ils vont sauver le système de santé français alors que le chef de service, lui, se bagarrerait pour des moyens, des bras, des lits pour son propre service.


Dans ce contexte, le management toxique, les harcèlements moraux se multiplient de la part des DG et par ruissellement dans les services, avec le déploiement d’organisations harcelantes, vides de sens, visant à dégrader les conditions de travail pour que les titulaires démissionnent sous la charge de travail, afin de dégager les personnels en trop, les vieux, les têtes qui dépassent, et surtout ceux qui défendent l'obligation de moyens.


Afin de justifier licenciements et départs forcés, des faux en écriture et des campagnes de calomnie jamais vues jusqu'alors ont été entamés par cette direction scélérate.


Les présidents de CME (Commission Médicale d'Établissement), qui croient encore à leur pouvoir de

servir l’institution, se transforment en PDG et la déontologie médicale n'est plus respectée.


Nous appelons donc la population et tous les hospitaliers à soutenir le rétablissement d'un fonctionnement normal et sain, avec retour aux prérogatives des services, en s'appuyant sur lesdits services et leurs chefs, en leur donnant les moyens de fonctionner tout en respectant le statut de tous les personnels hospitaliers avec un plan massif de titularisation.


Dans le but d'ouvrir des négociations sur ces deux revendications principales,

nous appelons à la construction du rapport de force y compris par la grève conjointe des PNM (Personnels Non Médicaux) et PM (Personnels Médicaux), avec le soutien de la population.


Commençons par l’abandon formel du plan de découpe dit "plan de délégation".


Communiqué adopté à l’unanimité du Bureau National

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